par Mai-Lan Ripoche | Avr 23, 2016 | Contes métaphoriques
Le veuf et son fils
Ou comment revisiter ses croyances et ses certitudes

Le Bouddha raconta cette histoire à ses moines:
Un jeune veuf se dévouait à son petit garçon. Mais pendant qu’il était en voyage pour son métier, des bandits incendièrent tout le village, le laissant en cendres. Ils enlevèrent le petit garçon.
Quand le père rentra, il ne retrouva que des ruines et en eut le coeur brisé. Voyant les restes calcinés d’un enfant, il crut que c’était ceux de son propre fils, prépara une crémation, recueillit les cendres et les mit dans un sac qu’il emportait partout avec lui.
Un jour, son vrai fils parvint à échapper aux bandits et à retrouver le chemin de la maison que son père avait reconstruite. Il arriva tard dans la nuit et frappa à la porte. Le père demanda:
– Qui est là ?
– C’est moi, ton fils. S’il te plaît fais-moi entrer !
Le père, désespérément triste et qui portait toujours les cendres avec lui, crut qu’il s’agissait d’un misérable qui se moquait de lui. Il cria:
– Va-t-en !
Son enfant frappait et appelait sans cesse mais le père lui faisait toujours la même réponse. Finalement le fils partit pour ne plus jamais revenir.
Après avoir terminé ce récit le Bouddha ajouta:
– Si vous vous accrochez à une idée comme à une vérité inaltérable, quand la vérité viendra en personne frapper à votre porte, vous ne serez pas capable d’ouvrir et de l’accepter.
Qu’est ce que cela vous inspire ? Dites-le moi en commentaires ci-dessous.
Belle journée,
Mai-Lan
par Mai-Lan Ripoche | Avr 23, 2016 | Contes métaphoriques

L’âne du petit Nicolas ou le secret de la tombola
Le petit Nicolas déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 100 euros. Le fermier doit livrer l’âne le lendemain, mais justement le lendemain :
– Désolé fiston, mais j’ai une mauvaise nouvelle : l’âne est mort.
– Bien alors, rendez-moi mon argent.
– Je ne peux pas faire ça. J’ai déjà tout dépensé…
– OK alors, vous n’avez qu’à m’apporter l’âne.
– Qu’est-ce que tu vas faire avec un âne mort ?
– Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola.
– Tu ne peux pas faire tirer un âne mort comme lot !
– Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu’il est mort.
Dans sa situation, le fermier se dit qu’il ne peut pas vraiment refuser.
Il amène donc l’âne au petit Nicolas.
Un mois plus tard, il revient voir le petit Nicolas :
– Qu’est devenu mon âne mort ?
– Je l’ai fait tirer au sort. J’ai vendu 500 billets à 2 euros: ça m’a fait… une recette de 1.000 euros !!
– Et personne ne s’est plaint ?
Seulement le gars qui a gagné. Mais je lui ai rendu ses 2 euros et il n’a pas fait d’histoire !
par Mai-Lan Ripoche | Avr 17, 2016 | Contes métaphoriques
La tasse ou le café ?
Ou comment apprécier les choses simples
Un groupe de diplômés universitaires qui poursuivaient chacun une carrière très brillante et prospère, partent un beau jour rendre visite à leur vieux professeur d’université. Très tôt, la conversation tourne autour du stress au travail et dans la vie, dont se plaignent amèrement le groupe de visiteurs.
Voulant leur offrir du café, le professeur se rend dans la cuisine et revient avec une pleine cafetière et une grande variété de tasses : en porcelaine, en plastique, en verre et en cristal. Certaines d’entre elles sont d’un design ordinaire, d’autres plus chères ou raffinées.
Le professeur leur demande de se servir eux-mêmes du café. Lorsque tous les étudiants ont leur tasse de café bien en main, le professeur leur dit :
« Vous remarquerez que vous avez tous choisi les tasses les plus chères, laissant de côté, celles qui sont les plus ordinaires, qui n’ont aucune valeur. Malgré le fait que c’est normal de vouloir ce qu’il y a de mieux pour vous-même, ce choix est la source de vos problèmes et de votre stress.
Il est évident que la tasse elle-même n’ajoute aucune qualité à la saveur de votre café. En général, c’est une dépense inutile et dans d’autres cas cela cache ce que l’on boit. Ce que vous vouliez vraiment c’était du café, pas la tasse, mais consciemment vous avec choisit les plus belles tasses… puis vous avez aussitôt vérifiez la tasse des uns et des autres.

Considérez ceci : la Vie est le café. Les emplois, l’argent et la position sociale sont les tasses. Ils sont seulement des outils afin de mieux comprendre la Vie, et la sorte de tasse que nous possédons ne peut ni définir et ni changer la qualité de la vie que nous désirons vivre ou que nous vivons.
Parfois, en nous concentrant seulement sur la tasse, nous oublions de savourer, de déguster le café.
Savourez le café ! Pas la tasse !
Les gens les plus heureux ne possèdent pas toujours ce qu’il y a de mieux dans la vie. Cependant, ils jouissent de tout ce qu’ils possèdent et ceci sans envie et sans jalousie.
Vivez avec simplicité. Aimer avec générosité. Soyez empathique avec sincérité. Parler avec gentillesse et respect.
Auteur anonyme.
par Mai-Lan Ripoche | Avr 16, 2016 | Contes métaphoriques

La valeur d’une personne
Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 200 euros.
Il demande aux gens :
« Qui aimerait avoir ce billet ? » Les mains commencent à se lever, alors il dit : « Je vais donner ce billet de 200 euros à l’un d’entre vous mais avant laissez-moi faire quelque chose avec. »
Il chiffonne alors le billet avec force et il demande : Est-ce que vous voulez toujours ce billet ? »
Les mains continuent à se lever.
« Bon, d’accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. »
Il jette le billet froissé par terre et saute à pied joints dessus, l’écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher.
Ensuite il demande : « Qui veut encore avoir ce billet ? »
Évidemment, les mains continuent de se lever !
« Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 200 euros. Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les événements.
Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n’aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment ! »
La valeur d’une personne ne tient pas à ce que l’on a fait ou pas, vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte.
Qu’en pensez-vous ?
par Mai-Lan Ripoche | Avr 16, 2016 | Contes métaphoriques
Le poids du verre d’eau
Lors d’un discours devant des centaines de personnes, un conférencier enseignait la gestion du stress à un auditoire très attentif.
Il prit un verre d’eau dans ses mains. Tout le monde s’attendait à ce qu’il parle du verre d’eau à moitié vide ou à moitié plein.

Mais au lieu de cela, et avec un large sourire sur son visage, l’homme a demandé :
- « Combien pèse ce verre d’eau ? »
- « 500 grammes ! » s’exclama une voix au fond de la salle.
- « 600 ! » a déclaré un autre participant.
- « Je ne le sais pas vraiment » répliqua le conférencier, le verre dans sa main bien en évidence pour s’assurer que tout le monde puisse le voir.
- « Si nous ne le pesons pas, nous ne le saurons pas. Peu importe le poids, ce qui compte, c’est de savoir que ce n’est pas bien lourd. »
Avec le verre toujours dans sa main, le bras tendu, le conférencier poursuivit :
- «Qu’est-ce qui se passera si je le tiens comme ça pendant quelques minutes ? »
- « Rien ! » rétorqua une personne.
- « Bon, et si je le tiens pendant une heure comme ça ? »
- « Votre bras va commencer à faire mal ».
- « En effet. Et que se passerait-il si je tenais le verre dans ma main comme ça pendant une heure, quatre heures, une journée entière ? »
« Vous risquez d’avoir de plus en plus mal ! », s’écria un participant.
- « Votre main va s’engourdir », dit un autre.
- « C’est vrai et en même temps, notez que pendant tout ce temps, le poids du verre d’eau n’a pas changé. Quelles sont alors les causes des douleurs ? »
Pendant un long moment la salle resta silencieuse.
- « Que dois-je faire pour éviter la douleur ? » enchaîna le conférencier.
- « Ben, posez le verre… » déclara un homme.
- « Exactement ! Les problèmes et les soucis de la vie sont comme ce verre d’eau. Pensez à eux pendant un court moment, rien ne se passera. Mais pensez-y un peu plus longtemps et ils commenceront à faire mal. Et si vous y pensez toute la journée, vous vous sentirez paralysé, incapable de faire quoi que ce soit. Il est important de se rappeler de laisser aller vos problèmes. N’oubliez pas de déposer votre verre ! »
Combien d’entre nous sommes paralysés par un verre d’eau, à ressasser une conversation, une situation qui appartient au passé, sans revisiter notre façon de voir les choses ?
Je vous souhaite de déposer vos verres d’eau si petits soient-ils afin de repartir plus légers.
Belle journée,
Pacifiquement vôtre,
Mai-Lan