Comment se mettre à la place des autres ?

Comment se mettre à la place des autres ?

Et si on essayait les chaussons des autres ?

Combien de fois, nous jugeons les autres et prétendons que nous ferions mieux à leur place : « Moi quand je serai parent, je ne ferai pas ça », « si j’étais chef, je ferais ça », sans compter les nombreux jugements que nous émettons lorsque nous rencontrons des personnes pour la première fois, «il a l’air…».

Il y a plusieurs années, j’avais des relations un petit peu….tendues avec ma chef.

Pour moi, elle ne savait pas gérer son stress alors que « c’est la moindre des choses quand on est manager ! ». C’était l’époque où je me formais à la PNL.

Après plusieurs mois de tensions et d’accrochages, j’ai voulu mettre en pratique ce que j’avais appris et changer de point de vue : « Je vais essayer de changer pour voir si elle, elle change ».

J’avais tout essayé : ne rien dire lorsqu’elle m’agaçait, serrer les points, lui répondre de manière agressive, l’ignorer. Mais rien. Pas de changement !

Comme me disait mon formateur, « quand les choses ne marchent pas, ça ne sert à rien de faire plus de la même chose ! »

Alors, j’ai essayé de ne plus la blâmer (enfin…moins, faut pas pousser non plus ! ;)) et je me suis demandée ce qui pourrait faire qu’elle agisse comme ça, quelles pouvaient être les vraies raisons et motivations de son comportement.

Et comme le dit un précepte en PNL: : « le comportement n’est pas la personne. Derrière chaque comportement, il y a une intention positive ». Alors, je me suis vraiment mise à sa place et j’ai compris beaucoup de choses, notamment que j’étais moins sûre de faire mieux si j’étais vraiment à sa place ! J’ai donc agis avec plus d’empathie et de compréhension. Et nos relations se sont nettement améliorées depuis.

Comment ?

  • Commencez déjà par reconnaître que vous êtes en train de juger…sans vous juger ! Observez la pensée qui surgit et revenez à votre respiration.
  • Mettez-vous dans les chaussures de l’autre pendant un instant. Imaginez que vous êtes elle/lui, dans son rôle (de chef, parent, ami, collègue…), avec son environnement actuel, ses responsabilités, ses contraintes, son système de croyances et de valeurs.
  • Puis demandez-vous : « Si j’étais vraiment à sa place, comment je me comporterais ? Comment je penserais ? Comment je me sentirais ? »
  • Maintenant, demandez-vous quelle est l’intention positive de son comportement (pour les autres ou pour elle-même). Que cherche-t-elle à protéger ou à exprimer lorsqu’elle agit comme ça ?

En modifiant notre point de vue, nous constatons que nous nous arrêtons souvent à un jugement hâtif, que nous voyons seulement la partie émergée de l’iceberg et que la réalité est souvent bien plus complexe.

Alors la prochaine fois, avant de juger quelqu’un, demandons-nous : et si j’étais réellement à sa place ?

Quel genre de cadeaux acceptez-vous ?

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Quel genre de cadeaux acceptez-vous ?

Un jour, un grand maître donnait un enseignement sur le bonheur à ses disciples.

Tout à coup, un homme arriva furieux et lui dit : « Mais qui es-tu pour nous dire quoi faire et comment agir ? pour qui te prends-tu? »

Le maître le regarde et il lui demande calmement: « Si tu offres un cadeau à quelqu’un et que cette personne refuse ton cadeau…à qui appartient le cadeau ? » L’homme réfléchit un instant et répond : « et bien…à moi ! ».

« Et bien, le cadeau de ta colère, je n’en veux pas. »

J’adore cette histoire. Je la raconte souvent à mes clients lorsqu’ils rencontrent des difficultés relationnels avec leur manager par exemple. Je leur demande : « Si je te tends une boule puante et que je te dis, tiens cadeau c’est pour toi! » Est ce que tu la prends?

Du coup, lorsqu’une personne nous hurle dessus ou nous juge, si nous décidons de ne pas accepter le cadeau de sa colère et de sa frustration, alors c’est comme le recommandé qu’on ne serait pas allé chercher à la Poste: le courrier retourne à l’expéditeur !

L’homme dans le trou

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L’homme dans le trou

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.

  • Un Cartésien se pencha et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
  • Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché ».
  • Un scientifique calcula la profondeur du trou et la vitesse de chute.
  • Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.
  • Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
  • Un médecin lui lança 2 comprimés d’aspirine.
  • Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.
  • Un psychanalyste l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.
  • Un thérapeute l’aida à se débarrasser de sa compulsion à tomber dans les trous.
  • Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »
  • Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance, vous auriez pu vous casser une jambe ».
  • Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ».
  • Puis un enfant passa, et lui tendit la main…

Nous oublions souvent de nous exprimer avec la spontanéité d’un enfant et de nous laisser guider par notre intuition. Lorsque nous faisons taire le bavardage mental, nos actions et nos paroles deviennent plus fluides et leurs impacts beaucoup plus impactants. Ne dit-on pas « les actes valent mieux que les mots? »

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