Choisir de saborder ou de construire
Citation
« À chaque instant, nous pouvons choisir de saborder ou de construire … nos relations, notre environnement, le monde qui nous entoure. »
Marshall B. Rosenberg
« À chaque instant, nous pouvons choisir de saborder ou de construire … nos relations, notre environnement, le monde qui nous entoure. »
Marshall B. Rosenberg
Qu’en pensez-vous, qu’est ce que cela vous inspire ? Dites-le moi dans les commentaires !

Combien de fois, nous jugeons les autres et prétendons que nous ferions mieux à leur place : « Moi quand je serai parent, je ne ferai pas ça », « si j’étais chef, je ferais ça », sans compter les nombreux jugements que nous émettons lorsque nous rencontrons des personnes pour la première fois, «il a l’air…».
Il y a plusieurs années, j’avais des relations un petit peu….tendues avec ma chef.
Pour moi, elle ne savait pas gérer son stress alors que « c’est la moindre des choses quand on est manager ! ». C’était l’époque où je me formais à la PNL.
Après plusieurs mois de tensions et d’accrochages, j’ai voulu mettre en pratique ce que j’avais appris et changer de point de vue : « Je vais essayer de changer pour voir si elle, elle change ».
J’avais tout essayé : ne rien dire lorsqu’elle m’agaçait, serrer les points, lui répondre de manière agressive, l’ignorer. Mais rien. Pas de changement !
Comme me disait mon formateur, « quand les choses ne marchent pas, ça ne sert à rien de faire plus de la même chose ! »
Alors, j’ai essayé de ne plus la blâmer (enfin…moins, faut pas pousser non plus ! ;)) et je me suis demandée ce qui pourrait faire qu’elle agisse comme ça, quelles pouvaient être les vraies raisons et motivations de son comportement.
Et comme le dit un précepte en PNL: : « le comportement n’est pas la personne. Derrière chaque comportement, il y a une intention positive ». Alors, je me suis vraiment mise à sa place et j’ai compris beaucoup de choses, notamment que j’étais moins sûre de faire mieux si j’étais vraiment à sa place ! J’ai donc agis avec plus d’empathie et de compréhension. Et nos relations se sont nettement améliorées depuis.
En modifiant notre point de vue, nous constatons que nous nous arrêtons souvent à un jugement hâtif, que nous voyons seulement la partie émergée de l’iceberg et que la réalité est souvent bien plus complexe.
Alors la prochaine fois, avant de juger quelqu’un, demandons-nous : et si j’étais réellement à sa place ?

Un jour, un grand maître donnait un enseignement sur le bonheur à ses disciples.
Tout à coup, un homme arriva furieux et lui dit : « Mais qui es-tu pour nous dire quoi faire et comment agir ? pour qui te prends-tu? »
Le maître le regarde et il lui demande calmement: « Si tu offres un cadeau à quelqu’un et que cette personne refuse ton cadeau…à qui appartient le cadeau ? » L’homme réfléchit un instant et répond : « et bien…à moi ! ».
« Et bien, le cadeau de ta colère, je n’en veux pas. »
J’adore cette histoire. Je la raconte souvent à mes clients lorsqu’ils rencontrent des difficultés relationnels avec leur manager par exemple. Je leur demande : « Si je te tends une boule puante et que je te dis, tiens cadeau c’est pour toi! » Est ce que tu la prends?
Du coup, lorsqu’une personne nous hurle dessus ou nous juge, si nous décidons de ne pas accepter le cadeau de sa colère et de sa frustration, alors c’est comme le recommandé qu’on ne serait pas allé chercher à la Poste: le courrier retourne à l’expéditeur !

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.
Nous oublions souvent de nous exprimer avec la spontanéité d’un enfant et de nous laisser guider par notre intuition. Lorsque nous faisons taire le bavardage mental, nos actions et nos paroles deviennent plus fluides et leurs impacts beaucoup plus impactants. Ne dit-on pas « les actes valent mieux que les mots? »